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EDUCATION CIVIQUE

Thème 1 obligatoire : Droits de l’Homme et action internationale.

SUJET 2.  L’ingérence humanitaire

Paragraphe à l’aide des documents p.174-175

 

            Tout d’abord, l’ingérence humanitaire est un principe et une pratique pour défendre la possibilité d’envoyer des aides humanitaire pour venir en aide aux populations en danger : victimes de catastrophes naturelles ou de violations des droits de l’Homme. Et d’intervenir contre l’avis de l’Etat concerné par les aides. Une des conditions premières est qu’elle doit être acceptée par l’ONU. Le résultat attendu est l’amélioration des conditions de vie des personnes aidées.

            Ensuite, l’ingérence humanitaire a comme origine la guerre du BIAFRA (1967-1970). En effet, malgré l’interdiction du Nigéria d’une aide extérieure (y compris celle de l’ONU), certains médecins de la Croix-Rouge s’y rendent quand même et décident de témoigner des conditions de vie sur place. Ils créent en 1971 « Médecins sans frontière » (Msf) et médiatisent le conflit, tout comme les photoreporters (exemple : Don McCullin) ; ils sensibilisent l'opinion publique à cette région oubliée d'Afrique.


Jeune garçon affamé de 9 ans de l'ethnie Ibo , Biafra 1969 © Don McCullin, Contact Press Images

                Selon B. Kouchner l’un des « french doctors », l’ingérence humanitaire est un devoir pour apporter une aide à toute personne humaine, hors des frontières de son état d’origine ou à l’intérieur,  s’il demande cette aide.

              Ainsi l’ingérence humanitaire doit-elle améliorer les conditions de vie des populations dans le besoin, suite à un évènement (catastrophe naturelle) ou une guerre civile. Mais certains pays d’y opposent car ils ne veulent pas qu’on voit ce qu’ils se passent dans leurs pays (exemple : la Birmanie après le  cyclone Nargis en 2008) et par conséquent font tout pour empêcher cette aide d’arriver. 

            Depuis 1991, l’ingérence humanitaire a été invoquée dans plusieurs opérations telles que le Kurdistan irakien, l’opération « restaurer l’espoir » en Somalie en 1992-93 et l’opération « Turquoise » au Rwanda en 1994 (suite au génocide).

           Si donc les Etats-Unis sont intervenus en Somalie sous mandat de l’Onu, c’est dans un contexte de famine et de guerre civile entre plusieurs groupes. Cette mission est un échec dans la mesure où les forces américaines subissent des attaques, et s’engagent dans une bataille avec les factions militaires.  Quant à l’intervention au Rwanda, elle est trop tardive. En effet, le Conseil de sécurité décide du retrait de ses observateurs ; le génocide d’au moins 800 000 Tutsis et d’Hutus modérés a lieu. Les troupes françaises engagées dans l’opération Turquoise,  mettent en place des « corridors humanitaires » empruntés non seulement par les personnes menacées lors du  génocide, les personnes menacées par la guerre civile mais aussi par les bourreaux du génocide.

D’après Najime